Olympe

Fille aînée. de Belle Minette. Sorcière appartenant à la race des félins. Chat thaumaturge, elle possède le don de guérir. Mais un don se travaille… Et Olympe n’est pas toujours très studieuse. D’une beauté saisissante, elle passe beaucoup de temps devant son miroir et bien moins devant ses livres à étudier ses formules. Elle est un peu hautaine, très susceptible mais elle est également très tendre et d’une aide précieuse quand un problème se présente.

« La plus grande était une chatte noire et blanche d’une saisissante beauté. Son petit museau mutin exprimait une vive contrariété mais n’entamait en aucune façon la délicatesse de ses traits. Ses yeux verts en amande brillaient d’un éclat peu commun ». (Extrait du Prince des Glaces, chapitre dix).

« Une jolie chatte blanche et noire luttant contre le vent et la pluie avec un ridicule petit parapluie bleu qui tenait davantage de l’ombrelle que du parapluie, venait de glisser dans une flaque et s’était relevée toute crottée ; sa belle queue en panache, gorgée d’eau, ressemblait à un vieux cordage. L’élégante minette était furieuse de devoir parcourir ainsi les rues tandis que les commerçants miaulaient de rire derrière leurs vitrines. Elle arriva enfin devant L’Arête Garnie, le meilleur restaurant de poisson de la ville.

Son entrée suscita quelques regards amusés mais l’attention se reporta bien vite sur Félix Perçant, assis à une table près de la fenêtre.

Charles de Haute Branche qui l’attendait depuis un moment s’approcha d’elle et ne put s’empêcher d’éclater de rire.

  • Ma chère amie, que vous est-il arrivé ? lui demanda-t-il en l’accueillant.

En lui tendant son petit parapluie bleu ruisselant, Olympe répondit d’un ton glacé et hautain qu’elle était tombée dans une flaque d’eau et qu’elle s’était arrêtée chez son amie Ernestine afin de se sécher. La belle chatte gardait de sa mésaventure une queue en panache ébouriffée et humide et quelques traces de boue, çà et là sur le poil de son joli dos noir et blanc. Elle semblait furieuse de voir Charles s’amuser de ce qu’elle considérait comme une véritable catastrophe. Elle passait chaque matin trois à quatre heures devant son miroir à brosser ses vibrisses avec un petit peigne délicat en écaille, soigner le contour de ses beaux yeux vert émeraude, lisser chaque poil. Quant à sa queue, elle l’occupait une bonne heure. Elle utilisait la lotion Panache et Mystère et lui donnait du volume avec un sèche-queue hors de prix. Elle tenait à faire croire que son aspect était naturel. Olympe était à l’évidence d’une grande beauté mais tous ces soins quotidiens y contribuaient beaucoup ». (Extrait du Mystère du Château Perché, chapitre trois).